Adopter un animal : est-ce vraiment pour vous ?

Article intéressant écrit par Annie Ross, DMV dans le Journal de Montréal, publié le jeudi 9 février 2012

photo GETTY IMAGES

Trop de gens se débarrassent de leurs animaux

Trop de gens se laissent attendrir par un adorable minois dans une vitrine d’animalerie et adoptent un animal sur un coup de tête, mais, voilà, les refuges débordent d’animaux que l’on ne veut plus.

À peine la semaine dernière, dans les manchettes, on racontait que c’était bien pire en cette période d’après les fêtes, car on retourne les cadeaux que l’on n’aime pas, même quand il s’agit d’un être vivant.

Alors, êtes-vous fait pour avoir un animal ? Ce petit quiz de mon cru pourra peut-être vous aider à répondre.

Quiz « Êtes-vous fait pour un animal ? »

Vous reconnaissez-vous dans les énoncés suivants ? Répondez par oui ou non.

► Je pense que pour être heureux, il me faut un conjoint, une maison, une voiture et un chien.

► J’ai un budget restreint, plutôt serré et je ne me permets pas très souvent de fantaisies.

► J’ai tellement de travail que j’ai souvent de la difficulté à m’occuper de moi.

► Je travaille beaucoup et j’arrive souvent très tard à la maison.

► J’ai énormément de responsabilités et j’ai souvent l’impression de manquer de temps.

► Je ne suis pas quelqu’un de patient.

► J’aime ma liberté et le fait que je peux partir sur un coup de tête, où je veux et quand je veux, sans préavis.

► Mes enfants veulent un animal et m’ont dit qu’ils s’en occuperaient eux-mêmes.

► Je ne suis pas une personne sédentaire et je suis rarement à la maison.

► Je me dis que je pourrais essayer d’avoir un animal et qu’on verra bien après.

► Un membre de ma famille (ou moi) est allergique à l’animal que l’on veut avoir.

Résultat du test : Si vous avez répondu « oui » à une seule de ces questions (ou à plus d’une), je vous suggère fortement de ne pas devenir propriétaire d’un animal de compagnie. Ce serait une erreur de le faire, autant pour votre qualité de vie que pour celle de l’animal.

Donc svp réfléchissez avant d’adopter!

Sept chiots de Kawawachikamach recherchent familles d’accueil!

Sept chiots de Kawawachikamach recherchent familles d’accueil en vue d’un transfert par Chiots Nordiques pour ce jeudi 19 janvier 2012!
Ce message écrit par André provient du site de Chiots nordiques, le 15 janvier 2012

Le froid intense recouvre actuellement le Nord de ses tentacules. Si la période est menaçante pour les chiens adultes, elle l’est d’autant plus pour des petits chiots. Nous répondons ici au cri d’alarme d’Annie et d’Annick en vous présentant ces sept nouveaux chiots de Kawawachikamach en quête d’une famille d’accueil chaleureuse.

Issus de trois histoires différentes, ces chiots sont actuellement en santé et en sécurité grâce au dévouement de nos deux chères collaboratrices. De façon générale, chacun de ces chiots présente les caractéristiques sociales essentielles à une bonne intégration dans un foyer d’humains avec ou sans animaux. Ils sont tous doux, se laissent facilement dominer par les humains et sont bien à leur aise dans une maison.

Dès le 16 janvier 2012, ces chiots seront offerts en adoption à notre liste de familles d’accueil en attente. L’arrivée des toutous ayant reçu une promesse d’adoption est projetée pour ce jeudi 19 janvier en soirée à Montréal ou à Québec via le vol quotidien d’Air Inuit en provenance de Schefferville.

Pour devenir famille d’acceuil ou pour adopter un de ces chiots contacter Chiots nordiques au info@chiotsnordiques.com

SISSI : femelle de deux mois, pelage fluffy. Elle est née chez une bonne famille autochtone qui a bien pris soin de la mère lors de la gestation et de l’allaitement. SISSI est très sociable avec les humains et les autres chiens. D’un tempérament enjoué, elle se laisse facilement dominer par les humains.

CAPI : femelle de deux mois, pelage fluffy. Elle est née chez une bonne famille autochtone qui a bien pris soin de la mère lors de la gestation et de l’allaitement. CAPI est sociable avec les humains et les autres chiens. D’un tempérament légèrement réservé, elle se laisse facilement dominer par les humains.

MI-BRUN : mâle de deux mois, pelage fluffy. Il est né chez une bonne famille autochtone qui a bien pris soin de la mère lors de la gestation et de l’allaitement. MI-BRUN est très sociable avec les humains et les autres chiens. D’un tempérament enjoué, il se laisse facilement dominer par les humains.

BLONDINE : femelle de deux mois. Elle est née près de la maison des infirmières qui ont pris en charge la mère et les petits lors de la gestation et de l’allaitement. La maman est Pépita qui est de loin le chien préféré d’Annie, qui compte l’adopter bientôt. BLONDINE est un chiot doté d’un caractère doux et indépendant.  Elle se laisse facilement dominer par les humains.

NOIRAUDE : femelle de deux mois. Elle est née près de la maison des infirmières qui ont pris en charge la mère et les petits lors de la gestation et de l’allaitement. La maman est Pépita qui est de loin le chien préféré d’Annie, qui compte l’adopter bientôt. NOIRAUDE est un chiot doté d’un caractère doux et indépendant. Elle se laisse aussi facilement dominer par les humains que sa sœur Blondine.

AIMÉ (alias Ti-Rat) : mâle d’environ deux mois apparu soudainement aux environs de la maison des infirmières il y a trois semaines. AIMÉ a été aussitôt adopté par Pépita (la maman de Blondine et Noiraude). Ce chiot est pourvu d’un capital de charme exceptionnel. Très sociable et enjoué, il se laisse facilement dominer par les humains.

MARTI : mâle de cinq mois. Il est probablement né sous un balcon à Kawawa. MARTI est très sociables avec les humains et les autres chiens. Il est fin protecteur de son environnement (aux dires des filles, il protège actuellement l’ensemble des petits de cette liste). D’un tempérament enjoué et glouton, il se laisse très facilement dominer par les humains. C’est un très bon chien qui aime autant la chaleur du foyer que l’espace du dehors.

Initiation positive à l’utilisation de la cage!

Benoit Lessard, intervenant en comportement canin, avec Karine et son magnifique Basset-Hound qui ce nomme Schoubert. Benoit va expliquer à Karine comment elle peut faire pour que Schoubert soit à l’aise d’aller dans sa cage et que cela soit le fun pour lui!

Benoit Lessard, Intervenant en comportement canin

Cell.: 514.294.2492
Bur.: 450.588.4625

info@bennyduke.com

Son entre prise: Benny Duke

L’année 2011 fut rempli de rebondissements dans le monde animal!

Tout a commencé en avril suite à la parution du reportage Mauvais Berger diffusé par enquête sur les ondes de Radio Canada. Suite a ce reportage les médias ont commencé a parler de plus en plus des mauvais traitements que les animaux subissent lorsqu’ils se retrouvent dans les fourrières municipales. Plusieurs manifestations ont été organisé par différents groupes afin de sensibiliser à population. En septembre a eu lieu en Outaouais dans l’usine a chiots Paws R Us une des plus importantes saisi jamais fait par la Humane Society . Cinq cent vingt sept chiens ont été saisi par Anima-Québec et le MAPAQ en collaboration avec la Humane Society et d’autre groupe de rescue. De nombreux bénévoles étaient présents chaque jour au refuge d’urgence établi a Lachute afin d’aider a s’occuper de tout ces chiens, plus de 200 bénévoles ont pris des chiens et chiots chez eux en famille d’acceuil en attendant le jugement. En décembre le jugement a eu lieu et les fautifs ont eu droit a une pénalité ridicule de 10 000$ et la garde de leur chien a été confié a Anima-Québec. Après plusieurs naissances c’est plus de 600 chiens et chiots qui ont été stérilisés, vaccinés et placés en adoption.

En octobre la caacQ a organisé une conférence, avec Bill Bruce comme invité spécial, pour les élus et pour la population afin de les sensibiliser aux méthodes éthiques qui se font ailleurs et qui fonctionnent très bien. Suite à cette conférence, plusieurs municipalités ont décidé d’envisager une gestion saine et éthique du service animalier dont l’annonce récente du 15 décembre par la ville de Montréal de créer leur propre service animalier ainsi que la ville de Longueuil qui a annoncé le 13 décembre la signature du contrat de service animalier avec un organisme a but non lucratif. Pour ce qui est de la ville de Laval, il a été annoncé que la caacQ agira comme conseiller afin de les guider pour avoir un service animalier éthique.  Il y a également eu l’annonce du Ministre Corbeil au sujet du règlement sur la sécurité et le bien-être des chats et des chiens qui était supposé être fantastique et permettre de pouvoir diminuer considérablement le nombre d’usine à chiots au Québec et bien finalement l’annonce du projet de loi 51 aura déçu des milliers de personnes qui avait pris la peine d’écrire leur commentaires afin que cette loi soit la plus efficace possible pour permettre d’enrayer les usines à chiots. Finalement rien de ce qui a été annoncé n’a amélioré la loi déjà existante a part l’augmentation des pénalités aux fautifs, certains disent même que la loi serait pire que l’ancienne, pour plus d’information a ce sujet consulté les commentaires de SPA Canada. Il y a eu plusieurs pas de fais dans la bonne direction en 2011 mais il reste encore beaucoup de travail pour l’année 2012 qui s’en viens!

Toute l’équipe de adoptez.ca vous souhaite de très Joyeuses Fêtes ainsi qu’une excellente année 2012 avec vos compagnons à quatre pattes!

Un animal n’est pas un cadeau a offrir à Noël!

Le temps des fêtes approche à grand pas et l’idée d’offrir un animal en cadeau à un enfant ou à une autre personne peut parfois effleurer l’esprit de certaine personne mais avant de faire un tel achat svp lisez ce qui suit et réfléchissez! Animaux Actualités lance une campagne  afin de sensibiliser les gens au fait qu’un animal n’est pas un objet, vous pouvez trouvez plusieurs affiches de sensibilisation sur leur site internet en cliquant ici.

Qui peut résister à une mignonne petite boule de poils, coiffée d’une boucle rouge et sortant d’une boîte-cadeau sous le sapin? En offrant à vos enfants un animal de compagnie à Noël, vous croyez leur donner le plus beau cadeau qui soit. En êtes-vous réellement certaine?

Un animal, ça ne se retourne pas!

Quoique les bienfaits de la présence d’un animal de compagnie auprès des enfants soient nombreux, les experts animaliers sont unanimes: ce n’est pas une bonne idée d’en offrir un en cadeau de Noël aux enfants.
«Un cadeau vivant, on ne donne pas ça en surprise, que ce soit aux enfants ou à un adulte. La personne à qui on offre un chien, par exemple, doit être consultée: il faut que l’animal lui convienne. De plus, accueillir un chiot en plein réveillon de Noël alors que la maison est remplie d’invités, ça peut le traumatiser».

Trop souvent, on considère les animaux de compagnie comme des biens et meubles qui peuvent être mis de côté à n’importe quel moment. «Lorsqu’on adopte un animal de compagnie, c’est pour la vie. Ce n’est pas comme une radio qu’on reçoit à Noël et qu’on peut retourner si ça ne fonctionne pas. C’est une grosse responsabilité qui se compare presque à élever un enfant».

Parents, soyez avisés!
Plusieurs parents croient que l’arrivée d’un animal de compagnie dans la maisonnée va permettre à leurs enfants de devenir plus responsables. «Même si l’enfant jure qu’il va s’en occuper, il ne le fera pas! C’est trop de responsabilités pour lui. Ultimement, ce sont les parents qui devront s’en occuper. Alors, si vous cédez à la tentation, vous devez le faire pour vous, parce que vous en avez envie et pas seulement pour faire plaisir à vos enfants».

Les parents doivent se questionner sur ce qui motive leurs enfants à vouloir un animal. «Est-ce que c’est pour jouer à la poupée avec un toutou vivant? Les jeunes enfants peuvent rapidement se lasser de leur animal. Dans 70% des foyers québécois, c’est la mère qui se retrouve avec la tâche de s’occuper du chien car les enfants ont abandonné».

L’UPRA était présente au Salon national des animaux de compagnie

Source: Par Liliana de Montreal Dog Blog

Le 5 et 6 Novembre 2011 l’UPRA (L’Union pour le respect des animaux) avait un kiosque au Salon national des Animaux Compagnie de compagnie (SNAC). Le SNAC est le plus grand salon de compagnie qui a lieu au Canada. Depuis les 9 dernières années, l’édition montréalaise a attiré un total de 390 000 visiteurs.

En raison de la présence de nombreuses personnes du publics, l’UPRA estimait que leur participation était nécessaire afin d’éduquer les gens concernant l’abandon dans la province de Québec. L’UPRA a été le seul exposant qui est actif dans la défense des animaux. Il est important de noter que l’UPRA n’est pas un organisme de sauvetage des animaux mais un organisme défenseur des droits et du bien-être des animaux.

L’UPRA a un forum internet qui a commencé le 8 Février 2007 ainsi qu’une page facebook au nom de l’UPRA. Leur but est de sensibiliser le public à la prolifération des animaux, les usines à chiots et les chambres à gaz qui sont encore utilisées pour euthanasier les animaux à travers le Québec. Selon la Humane Society International, environ 500 000 animaux sont abandonnés chaque année. Les gens gardent leurs animaux de compagnie en moyenne deux ans, tandis que la durée de vie approximative d’un chien ou d’un chat est en moyenne de 12 ans. Les gens abandonnent leur animaux tandis que les usines à chiots et les chenils produisent environ 400 000 chiens par année.

Les membres et les bénévoles de l’UPRA ont loué un kiosque afin d’éduquer les visiteurs. Les gens pouvaient signer une pétition concernant la loi P42, demandant au MAPAQ de maintenir et de respecter les recommandations faites par la Humane Society International, la SPCA de Montréal et de la CAACQ. Ils ont également effectué un sondage pour connaître les pensées des gens concernant l’idée de faire de la sensibilisation dans les écoles primaires. Ils ont recueilli les noms et les courriels de ceux qui étaient intéressés à recevoir la newsletter de l’UPRA. Comme matériel de lecture, l’UPRA a distribuée l’article écrit par une militante en faveur du bien-être animal, Danielle Doyon intitulé: « Berger Blanc: Québec coupable » . Une liste de statistiques sur la maltraitance des animaux a été distribuée, ainsi qu’ une liste de tous les refuges d’animaux dans la province de Québec. M. Yannick Daudelin, porte-parole de l’UPRA, a déclaré avoir également fourni de l’information et éduqué ceux qui ne croient pas encore à l’adoption et qui sont déterminés à acheter un chien. Ils ont aussi distribué un tableau afin de reconnaître les différences entre les éleveurs éthiques et ceux qui ne le sont pas, et ont encouragé les gens à lire le livre de Charles Danten: UN VÉTÉRINAIRE EN COLÈRE.

Source: Par Liliana de Montreal Dog Blog

Chaque naissance tue la chance des autres à la vie… N’ACHETEZ PAS…ADOPTEZ DANS UN REFUGE

La naissance des uns fait la mort des autres… soyez responsable STÉRILISEZ

BERGER BLANC: QUÉBEC COUPABLE par Danielle Doyon

Le 21 avril dernier, Radio-Canada diffusait un reportage sur les pratiques de la plus grosse fourrière au Canada, le Berger Blanc. Suite à de nombreuses plaintes et rumeurs et à la demande d’une citoyenne et d’une journaliste de Radio-Canada, la SPA décida d’infiltrer dans les murs de cette compagnie un de ses collaborateurs avec caméra cachée. Ce qu’on dévoila, images à l’appui, après sept semaines d’espionnage, dépasse l’entendement. Des actes d’une cruauté extrême : euthanasies bâclées, animaux toujours vivants parmi les cadavres, négligence, manquements à la loi et aux contrats, etc. La population de tout le Québec, mais surtout de la grande région de Montréal, là où le Berger Blanc dessert plusieurs villes et arrondissements, était sous le choc. Tristesse, colère, révolte, désolation, incrédulité. Le scandale du Berger Blanc venait de nous frapper en plein cœur. Rien ne peut excuser la cruauté et les pratiques immorales de cette compagnie. Je condamne fortement ces actes de pure torture. Mais ce scandale est, selon moi, le simple symptôme d’une maladie encore plus grave à laquelle il faut s’attaquer : l’irresponsabilité sans borne des Québécois face à leurs animaux de compagnie. Nous sommes à l’origine de cette horreur, nous sommes la cause de cet enfer. Et ça me met très en colère.

Je m’adresse ici à tout le monde en général et à personne en particulier.  Si le chapeau vous fait, mettez-le! Et je vous avertis, je ne serai pas tendre. Mes commentaires seront à la hauteur de ma colère. Libre à vous de lire ou non, d’être d’accord ou non, de vous sentir visés ou non; libre à vous de m’haïr ou de m’aimer. Mais je dirai ce que j’ai à dire pour servir la cause animale.

Je vous pose donc d’abord ces questions :

Comment pouvons-nous nous insurger devant une telle horreur sans nous remettre en question, alors que nous abandonnons lâchement 500 000 animaux par année au Québec? Québec : 8 millions d’habitants/ 500 000 abandons. France : 64 millions d’habitants/ 100 000 abandons. Situation 40 fois pire ici! Honteux.

Comment pouvons-nous mettre tout le blâme sur le Berger Blanc sans nous inclure dans le problème, alors que nous achetons impulsivement nos animaux dans les animaleries et petites annonces, fiers partenaires des usines à chiots et chatons? Québec : 1800 usines à chiots, produisant 400 000 chiots par année. Nous encourageons les élevages intensifs. Pas fort.

Pourquoi produire, ou encourager la production, alors que nous avons des milliers d’animaux dans les refuges et les fourrières, comme le Berger Blanc, tués quotidiennement? Seulement 12% des chats et 6% des chiens sont adoptés en refuge. Ils y ont pourtant été «dompés» à 100% par nous. Pas de quoi être fiers. Pourquoi ne pas adopter ceux qui ont été abandonnés? Ce sont pour la plupart de bonnes bêtes qui sont tout simplement tombées sur des maîtres irresponsables. Et beaucoup d’entre elles n’ont même pas un an… On produit des animaux qu’on tue à l’intérieur de la même année! On les laisse crever dans les fourrières et on en fait d’autres. Révoltant. Incompréhensible.

Combien de fois devrons-nous nous faire répéter et dans combien de langues qu’il y a un grave problème de surpopulation animale au Québec pour que nous comprenions enfin que la stérilisation est essentielle? Pas de budget pour ça? Si vous n’avez pas d’argent pour faire stériliser, vous n’en avez pas davantage pour faire soigner. Vous ne devriez donc pas avoir d’animaux. Point. Quand comprendrons-nous, effectivement, que laisser nos animaux avoir des portées aggrave le problème? On trouve ça «cute» des bébés? On veut arrondir nos fins de mois? Les statistiques démontrent pourtant clairement que sur une portée de cinq ou six chiens ou chats, quatre seront soit abandonnés, soit maltraités, ou bien tués en chambre à gaz ou encore captifs d’une usine à chiots ou chatons. Ouais…«c’est ben cute». Et s’ils sont chanceux et trouvent de bons foyers, alors ceux en refuge attendant qu’une famille vienne les chercher trouveront plutôt la mort. Insensé et stupide.

À chaque fois que je vois une annonce visant à vendre ou à donner des chatons ou des chiots, je suis en colère et triste. Encore une portée pour ajouter à la surpopulation. Je sais que l’avenir de ces nouveau-nés est loin d’être beau. Je sais que la majorité d’entre eux vont subir la médecine des irresponsables Québécois que nous sommes. Je sais qu’ils peupleront éventuellement les fourrières et seront tués prématurément. Pure inconscience.

Tiers-Monde nord-américain des animaux de compagnie, capitale nord-américaine de la cruauté animale, paradis des usines à chiots. Titres québécois mérités grâce à nos mentalités arriérées en matière de gestion animale. Oui, nous sommes des arriérés! On garde nos animaux en moyenne 19 mois alors qu’ils vivent de 10 à 15 ans!!!!!  On fait vraiment dur.

1er juillet…jour des déménagements.

1er juillet…jour des abandons au Québec (près de 50% des abandons annuels ont lieu lors des déménagements). Crise annuelle dans les refuges. Pire à chaque année.

Petit texte lu sur Facebook :

« Ben voyons donc, c’est juste un chat ! » On met la dernière boîte dans le camion, on finit sa bière et on ferme la porte de l’appartement qu’on quitte. Derrière cette porte, le vide, la poussière et l’écho d’un miaulement : celui du chat qu’on abandonne à son sort, parce qu’on a fini de tripper « chat » , parce qu’on n’a plus envie de s’en occuper, parce que… parce que quand on est irresponsable et irrespectueux envers les animaux, on agit de la sorte ! Un animal, ce n’est pas un bien ou un meuble qu’on laisse froidement derrière nous, c’est avant tout une vie que l’on se doit de respecter, alors si vous n’êtes pas sûr de vous en occuper pour toute sa vie, n’en adoptez pas !!

Cette maladie qu’on appelle irresponsabilité se traduit par des scandales comme celui du Berger Blanc.  Des fourrières à but lucratif, il y en a 77 au Québec. La même horreur derrière les murs pour la plupart : chambres à gaz, euthanasies à la chaîne et bâclées (Berger Blanc seulement: de 80 à 200 euthanasies par jour), cages insalubres, animaux négligés, etc. Au Québec, on produit et on tue. On tue parce qu’on produit trop. On achète et on abandonne. On abandonne parce qu’on achète sans réfléchir. On achète au lieu d’adopter. C’est ça des arriérés. C’est nous. Êtes-vous fiers? Vous sentez-vous concernés? Visés?

Le jour où les Québécois prendront leurs responsabilités à l’égard de leurs  compagnons à quatre pattes, alors les fourrières et les refuges se videront, reprenant leur mission première : loger un animal temporairement sans foyer ou perdu.  Le jour où nous cesserons d’abandonner nos animaux à la pelle dans les fourrières ou même dehors, alors les euthanasies à la chaîne cesseront (sachez que 80% des abandons se soldent par l’euthanasie). Ces milliers de bêtes en fourrière n’arrivent pas de nulle part! Nous sommes responsables de cette surpopulation.  Nous sommes responsables du scandale du Berger Blanc. Si on ne fait pas partie de la solution, on fait partie du problème. En négligeant de faire stériliser, en achetant au lieu d’adopter, en abandonnant pour n’importe quelle foutue raison, nous encourageons et enrichissons les propriétaires de fourrières et d’usines à chiots et chatons qui se nourrissent de la surpopulation animale et de notre ignorance. Nous encourageons carrément producteurs et tueurs. Produire et tuer. Mentalités d’arriérés.

Et que dire de notre gouvernement amorphe. Pas de ressources, pas de lois, pas de plan, pas de vision. Pas très dur de comprendre pourquoi on en est rendus là. Partout ailleurs, on se réveille et on agit. Ici, on dort au gaz, on se met la tête dans le sable. Moins compliqué. Peuple tout aussi amorphe. Pétitions? Trop long. Manifestations? Trop compliqué. Lettre à nos élus? Trop dur. On ne va pas chier loin avec une telle mobilisation comme on dit! Faut croire que des images comme celles du Berger Blanc, on veut en voir encore… Si [comme a dit Gandhi] «on reconnaît la grandeur d’une nation et d’une personne à la façon dont elle traite les animaux», alors au Québec, on est bien petits. Minuscules. Minus.

Nous sommes le problème. Le scandale du Berger Blanc est le simple reflet de notre gestion animalière, personnelle et collective, lamentable. Un changement de mentalités s’impose. Cessons de simplement nous insurger devant la cruauté animale et changeons nos comportements. Évoluons merde! Soyons enfin responsables! La recette est si facile. Suffit d’être logique et surtout d’écouter son cœur : RÉFLÉCHIR-ADOPTER-STÉRILISER-NE PAS ABANDONNER.

Au nom de tous ceux qui n’ont pas de voix pour crier à l’aide, je vous dis merci de faire dorénavant partie de la solution, merci d’évoluer. Et un gros coup de cœur à tous ceux qui font déjà leur part en étant responsables, renseignés et conscientisés. Vous avez tout mon respect.

Par Danielle Doyon

Comment choisir un bon éducateur canin!

Un article très intéressant: Comment choisir un bon éducateur canin (source: AMVQ, Le Rapporteur)

Le choix d’un éducateur canin peut être une des décisions les plus déterminantes que vous ayez à prendre dans la vie de votre chien. Les techniques utilisées par un éducateur peuvent fortement affecter la façon dont vous allez interagir avec votre compagnon dans les prochaines années. Par conséquent, il est très important de choisir un bon entraîneur. L’association des médecins vétérinaires du Québec en collaboration avec l’Americain Veterinary society of animal Behaviour vous présente dans ce feuillet, les lignes directrices à suivre lorsque vient le temps d’opter pour un éducateur canin.

RAPPELEZ-VOUS AVANT TOUTE CHOSE QUE LA FORMATION DEVRAIT TOUJOURS CONSTITUER UNE EXPÉRIENCE AMUSANTE POUR VOUS ET VOTRE CHIEN.

1) Une éducation basée sur la récompense

Il existe de nombreuses façons de former des chiens. En outre, chaque animal possède son propre style d’apprentissage et ses motivations préférées. La méthode que nous considérons comme la plus respectueuse de l’animal et la plus efficace à long terme est celle qui le le motive à effectuer le bon comportement et non pas celle qui le punit pour un comportement indésirable.

Il est recommandé de rechercher un éducateur qui prône une approche fondée uniquement sur le renforcement par le biais de récompenses alimentaires, de jouets et d’activités physiques ou ludiques. Méfiez-vous d’un éducateur qui préconise des stratégies exploitant la force physique et qui peut nuire à votre animal de compagnie telle que la pendaison des chiens par leur collier ou la fessée avec les mains, les pieds ou un objet.

Les recherches démontrent que les chiens n’ont pas besoin d’être punis physiquement pour apprendre un bon comportement. Il y a des risques importants associés à l’utilisation de punitions (inhibition de l’apprentissage, augmentation de la peur et du stress qui engendre l’agressivité). Par conséquent, les éducateurs qui ont recours régulièrement à des colliers étrangleurs, colliers électriques et autres méthodes de châtiments corporels devraient être évités. En raison de ces risques, la sanction physique ne devrait jamais être utilisée par un éducateur surtout s’il n’est pas en mesure d’expliquer les conséquences négatives de cette approche avec les propriétaires. La répression ne doit jamais être employée en première ligne. Cette procédure laisse supposer que les animaux savent toujours exactement ce que les hommes attendent d’eux et qu’ils désobéissent volontairement. En fait, les animaux transgressent parce que les gens ont renforcé accidentellement le mauvais comportement ou n’ont pas communiqué clairement les comportements appropriés.

2) Le choix d’un bon enseignant

Un bon instructeur doit être en mesure de comprendre, mais aussi de bien expliquer le comportement canin. Dans une situation d’enseignement de groupe, il doit prévoir suffisamment de temps en classe pour la pratique et pour aider les élèves individuellement.

Il devrait être capable d’adapter sa méthode de formation à chaque maître et à chaque chien séparément. La taille des classes doit demeurer faible pour assurer une attention individuelle où il doit avoir l’aide d’assistants pour lui donner un coup de main.

3) L’importance de se tenir à jour des nouvelles approches

Il est recommandé de rechercher un éducateur qui vous démontre qu’il effectue de l’éducation continue dans son domaine et qui s’adapte aux nouvelles connaissances dans le domaine de la psychologie canine. Un entraîneur consciencieux doit se tenir à jouer avec de récentes formations en assistants à des ateliers et à des conférences.

4) Le respect en tout temps

Un bon entraîneur doit rester aimable et respectueux de vous et de votre chien. Évitez les éducateurs qui vous recommandent d’user de la force physique (en rabattant le chien au sol, en l’étouffant, le frappant, le pinçant, utilisant un collier étrangleur ou électrique). En outre, écartez les éducateurs qui vous culpabilisent pour le peu de progrès de votre chien.

5) Prendre le temps d’observer une classe

Demandez toujours d’observer une classe d’enseignement avant de vous inscrire. Assurez-vous que le style d’enseignement de l’éducateur correspond à votre capacité d’apprendre. Rencontrez les maîtres et leurs chiens. Ont-ils du plaisir ou sont-ils stressés? Les chiens présentent-ils des signes d’anxiété? Discutez avec eux et interrogez-les afin de savoir s’ils estiment que leurs chiens font du progrès à court et à moyen terme.

Si un entraîneur ne vous permet pas d’observer une classe, demandez-vous pourquoi!

6) Il faut se sentir à l’aise

En fin de compte, vous devriez toujours vous sentir à l’aise avec votre éducateur et ce qu’il exige de votre chien. Si votre entraîneur vous intime de faire des choses qui pourraient porter préjudice à votre chien et qui semblent injustifiées, causant probablement du stress, de l’anxiété ou une douleur inutile, n’hésitez pas à demander immédiatements des explications. Exigez qu’il vous explique la raison de l’utilisation de ce type de technique ainsi que les inconvénients, risques et conséquences. Sinon, vous pouvez solliciter une autre option.

7) Il n’y a aucune garantie

En raison de nombreuses variables et l’imprévisibilité de la nature de certains comportements, un entraîneur consciencieux ne peut pas et ne garantira pas le résultat de la formation. Cependant, ils doivent demeurer prêts à assurer la satisfaction de leurs services.

8) Il faut savoir prévenir les maladies

Un bon éducateur prendra soin de protéger les chiens contre les maladies qui pourraient l’affecter au contact d’autres animaux. Il doit exiger que chaque animal soit vacciné et devrait décourager les propriétaires d’emmener leur chien malade au cours de groupe. Assurez-vous que votre vétérinaire est à l’aise avec les exigences de vaccination de l’éducateur surtout en ce qui concerne les maternelles pour chiots.

9) Problèmes de comportement

Lorsqu’il s’agit de problèmes de comportement, comme un chien qui mord, qui se bat, qui détruit, un bon éducateur doit se sentir à l’aise de collaborer avec votre médecin vétérinaire et doit savoir quand réclamer de l’aide d’autres professionnels. Beaucoup de changements de comportement sont causés par des ennuis physiques sous-jacents. Un éducateur compétent peut vous demander de consulter votre vétérinaire pour des tests médicaux. De nombreux problèmes de comportement constituent en réalité des troubles médicaux qui nécessitent un diagnostic et un traitement par un médecin vétérinaire. Ce dernier peut envisager l’ajout d’une médication une fois que la santé de votre animal et sa situation ont été complètement évaluées.