Articles comportement et éducation canine

Initiation positive à l’utilisation de la cage!

Benoit Lessard, intervenant en comportement canin, avec Karine et son magnifique Basset-Hound qui ce nomme Schoubert. Benoit va expliquer à Karine comment elle peut faire pour que Schoubert soit à l’aise d’aller dans sa cage et que cela soit le fun pour lui!

Benoit Lessard, Intervenant en comportement canin

Cell.: 514.294.2492
Bur.: 450.588.4625

info@bennyduke.com

Son entre prise: Benny Duke

Comment choisir un bon éducateur canin!

Un article très intéressant: Comment choisir un bon éducateur canin (source: AMVQ, Le Rapporteur)

Le choix d’un éducateur canin peut être une des décisions les plus déterminantes que vous ayez à prendre dans la vie de votre chien. Les techniques utilisées par un éducateur peuvent fortement affecter la façon dont vous allez interagir avec votre compagnon dans les prochaines années. Par conséquent, il est très important de choisir un bon entraîneur. L’association des médecins vétérinaires du Québec en collaboration avec l’Americain Veterinary society of animal Behaviour vous présente dans ce feuillet, les lignes directrices à suivre lorsque vient le temps d’opter pour un éducateur canin.

RAPPELEZ-VOUS AVANT TOUTE CHOSE QUE LA FORMATION DEVRAIT TOUJOURS CONSTITUER UNE EXPÉRIENCE AMUSANTE POUR VOUS ET VOTRE CHIEN.

1) Une éducation basée sur la récompense

Il existe de nombreuses façons de former des chiens. En outre, chaque animal possède son propre style d’apprentissage et ses motivations préférées. La méthode que nous considérons comme la plus respectueuse de l’animal et la plus efficace à long terme est celle qui le le motive à effectuer le bon comportement et non pas celle qui le punit pour un comportement indésirable.

Il est recommandé de rechercher un éducateur qui prône une approche fondée uniquement sur le renforcement par le biais de récompenses alimentaires, de jouets et d’activités physiques ou ludiques. Méfiez-vous d’un éducateur qui préconise des stratégies exploitant la force physique et qui peut nuire à votre animal de compagnie telle que la pendaison des chiens par leur collier ou la fessée avec les mains, les pieds ou un objet.

Les recherches démontrent que les chiens n’ont pas besoin d’être punis physiquement pour apprendre un bon comportement. Il y a des risques importants associés à l’utilisation de punitions (inhibition de l’apprentissage, augmentation de la peur et du stress qui engendre l’agressivité). Par conséquent, les éducateurs qui ont recours régulièrement à des colliers étrangleurs, colliers électriques et autres méthodes de châtiments corporels devraient être évités. En raison de ces risques, la sanction physique ne devrait jamais être utilisée par un éducateur surtout s’il n’est pas en mesure d’expliquer les conséquences négatives de cette approche avec les propriétaires. La répression ne doit jamais être employée en première ligne. Cette procédure laisse supposer que les animaux savent toujours exactement ce que les hommes attendent d’eux et qu’ils désobéissent volontairement. En fait, les animaux transgressent parce que les gens ont renforcé accidentellement le mauvais comportement ou n’ont pas communiqué clairement les comportements appropriés.

2) Le choix d’un bon enseignant

Un bon instructeur doit être en mesure de comprendre, mais aussi de bien expliquer le comportement canin. Dans une situation d’enseignement de groupe, il doit prévoir suffisamment de temps en classe pour la pratique et pour aider les élèves individuellement.

Il devrait être capable d’adapter sa méthode de formation à chaque maître et à chaque chien séparément. La taille des classes doit demeurer faible pour assurer une attention individuelle où il doit avoir l’aide d’assistants pour lui donner un coup de main.

3) L’importance de se tenir à jour des nouvelles approches

Il est recommandé de rechercher un éducateur qui vous démontre qu’il effectue de l’éducation continue dans son domaine et qui s’adapte aux nouvelles connaissances dans le domaine de la psychologie canine. Un entraîneur consciencieux doit se tenir à jouer avec de récentes formations en assistants à des ateliers et à des conférences.

4) Le respect en tout temps

Un bon entraîneur doit rester aimable et respectueux de vous et de votre chien. Évitez les éducateurs qui vous recommandent d’user de la force physique (en rabattant le chien au sol, en l’étouffant, le frappant, le pinçant, utilisant un collier étrangleur ou électrique). En outre, écartez les éducateurs qui vous culpabilisent pour le peu de progrès de votre chien.

5) Prendre le temps d’observer une classe

Demandez toujours d’observer une classe d’enseignement avant de vous inscrire. Assurez-vous que le style d’enseignement de l’éducateur correspond à votre capacité d’apprendre. Rencontrez les maîtres et leurs chiens. Ont-ils du plaisir ou sont-ils stressés? Les chiens présentent-ils des signes d’anxiété? Discutez avec eux et interrogez-les afin de savoir s’ils estiment que leurs chiens font du progrès à court et à moyen terme.

Si un entraîneur ne vous permet pas d’observer une classe, demandez-vous pourquoi!

6) Il faut se sentir à l’aise

En fin de compte, vous devriez toujours vous sentir à l’aise avec votre éducateur et ce qu’il exige de votre chien. Si votre entraîneur vous intime de faire des choses qui pourraient porter préjudice à votre chien et qui semblent injustifiées, causant probablement du stress, de l’anxiété ou une douleur inutile, n’hésitez pas à demander immédiatements des explications. Exigez qu’il vous explique la raison de l’utilisation de ce type de technique ainsi que les inconvénients, risques et conséquences. Sinon, vous pouvez solliciter une autre option.

7) Il n’y a aucune garantie

En raison de nombreuses variables et l’imprévisibilité de la nature de certains comportements, un entraîneur consciencieux ne peut pas et ne garantira pas le résultat de la formation. Cependant, ils doivent demeurer prêts à assurer la satisfaction de leurs services.

8) Il faut savoir prévenir les maladies

Un bon éducateur prendra soin de protéger les chiens contre les maladies qui pourraient l’affecter au contact d’autres animaux. Il doit exiger que chaque animal soit vacciné et devrait décourager les propriétaires d’emmener leur chien malade au cours de groupe. Assurez-vous que votre vétérinaire est à l’aise avec les exigences de vaccination de l’éducateur surtout en ce qui concerne les maternelles pour chiots.

9) Problèmes de comportement

Lorsqu’il s’agit de problèmes de comportement, comme un chien qui mord, qui se bat, qui détruit, un bon éducateur doit se sentir à l’aise de collaborer avec votre médecin vétérinaire et doit savoir quand réclamer de l’aide d’autres professionnels. Beaucoup de changements de comportement sont causés par des ennuis physiques sous-jacents. Un éducateur compétent peut vous demander de consulter votre vétérinaire pour des tests médicaux. De nombreux problèmes de comportement constituent en réalité des troubles médicaux qui nécessitent un diagnostic et un traitement par un médecin vétérinaire. Ce dernier peut envisager l’ajout d’une médication une fois que la santé de votre animal et sa situation ont été complètement évaluées.

Benoit Lessard un éducateur canin à découvrir!

Voici le vidéo d’un éducateur canin professionnel travaillant avec des méthodes douces, prenant en considération les besoins naturel de l’animal. Il vous montrera comment éduquer votre pitou en utilisant le renforcement positif ce qui augmente le lien entre vous et votre chien, votre animal collabore avec vous par plaisir et non par peur. Il offre un service personnalisé à domicile dans la région de Lanaudière ainsi que partout ailleurs au Québec.

Benny Duke intervenant Canin

Cesar Millan en fait jaser plus d’un!

Je ne sais pas si c’est le fait que Cesar sera au Centre Bell en novembre qui fait écrire autant à son propos ou plutôt le fait que des spécialistes comme Ian Dunbar, Bob Mailey et Mark Harden contribue à son nouveau livre Cesar’s Rules mais je peux vous dire que l’on peut lire des commentaires de toutes sortes à son sujet c’est jour-ci!

La réussite de Cesar à l’écran en intrigue plusieurs mais que dire des ses méthodes? Tout les gens que je rencontre au parc à chien ou dans des événements canins ou ailleurs parlent de César comme d’un super héros à la rescousse de tous les chiens.  Tout ces gens sont en admiration devant ses méthodes et croient qu’il est le bon dieu des chiens.  Mais qu’en est-il des commentaires de tout les spécialistes et fervent des méthodes au renforcement positif?  Ils détestent César…aussitôt qu’ils ont la chance de dégrader ces méthodes ils le font, mais pourquoi me direz-vous?  Pourquoi Cesar est-il autant admiré de monsieur et madame tout le monde et détesté des spécialistes?

Les personnes qui ne connaissent pas le langage et la psychologie canine croient que ces méthodes sont bonnes dans n’importe quelle situation et les mettent en pratique avec leur chien.  Je crois que certaine de ces méthodes peuvent donner des résultats positifs avec certain chien.  Mais il y a trop de critères à prendre en considération dans le choix d’une méthode de réhabilitation d’un chien réactif ou anxieux.  Plusieurs fois j’ai vu des gens coucher leur chien de force sur le côté et le maintenir en place au parc à chiens.  Le risque de morsure étant très élevé dans cette situation car tout les autres chiens du parc viendront voir ce qui se passe et s’approcheront du chien qui est maintenu au sol.  Ce chien n’a plus de possibilité de fuite et peut mordre s’il perçoit une menace.  Ce qui serait un comportement tout à fait normale du chien vu la situation.

Plusieurs des méthodes utilisées par Cesar obligent le chien à faire quelque chose ou à se soumettre, ce qui peut causer une augmentation de l’anxiété et de l’agressivité chez certain chien.  Malheureusement beaucoup de gens croient encore que le chien doit écouter et être soumis, qu’ils doivent être le chef de meute mais est-ce vraiment nécessaire?  Pourquoi vouloir d’un chien qui écoute par soumission ou par peur? Je préfère personnellement avoir un chien qui m’écoute par plaisir et parce qu’il aime être avec moi. Les adeptes de l’autorité voudront avoir un chien qui obéit aux doigts et à l’œil. Il n’aura pas le droit de prendre des décisions par lui-même, il sera un chien automatisé.

L’idée d’avoir un chien robot ne me plait pas, je préfère de beaucoup avoir un chien qui connait les règles et qu’il les respecte par choix et non par peur.  Je préfère un chien qui est capable de réfléchir et qui a du plaisir à être avec moi.  Pour obtenir cela, il faut être constant et neutre dans nos demandes envers notre chien. Pas besoin de le punir ou de le soumettre pour lui enseigner à ne pas monter sur le divan ou de sauter sur les visiteurs.  Il suffit de lui enseigner, de lui montrer et de répéter.  En étant toujours constant, positif et neutre, vous aller voir plusieurs changements qui vont contribuer à améliorer votre relation avec votre compagnon. Je sais que nous sommes humains et que la patience n’est pas toujours au rendez-vous donc dites vous que si votre chien n’écoute pas c’est parce qu’il n’a pas compris ce que vous voulez vraiment. Remettez plutôt en cause votre enseignement et svp ne blâmez pas votre pitou. Peut-être que votre chien manque d’exercice et qu’il ne sait plus quoi faire pour attirer votre attention. Peut-être que vos demandes ne sont pas claires et qu’il ne comprend pas.  Peut-être qu’il n’a tout simplement pas le goût de collaborer, qu’il est fatigué, qu’il ressent de la douleur, etc. Surtout n’oubliez pas que les chiens apprennent pas association, répétition et constance donc courage et patience.

L’éducation du chien et l’entraînement sont deux choses qui doivent être enseignées de façon positive en étant calme, neutre et constant. L’éducation du chien est la façon dont il se comporte en général dans la vie de tous les jours et le respect des règles fixées. Tandis que l’entraînement est l’apprentissage de commandements tel qu’assis, couche, reste au pied, etc.  Ceux-ci peuvent être utilisés en cas de besoin.  Un chien bien éduqué n’a pas nécessairement besoin de connaître tout les commandements pour vivre en harmonie dans sa famille mais il a besoin de connaître les règles et de les respecter.

Il est possible de prendre une marche avec son chien sans que celui-ci soit obligatoirement au pied. C’est un réel plaisir et un besoin pour le chien que de pouvoir sentir tout ce qui lui passe sous le nez.  Trop de gens voit leur chien comme un militaire.  Ce n’est pas parce que votre chien marche un peu devant vous et qu’il prend l’initiative de la marche une fois de temps en temps qu’il vous écoutera moins ou qu’il vous dominera.  Mes chiens marchent en avant de moi mais ils ne tirent pas sur la laisse.  Ils ont appris que si la laisse est tendue, j’arrête de marcher donc ils respectent la règle et marchent sans tirer.

En résumé, ce que je reproche aux méthodes de Cesar c’est qu’il démontre aux gens qu’un chien doit se soumettre en tout temps, il ne donne pas l’occasion aux chiens de réfléchir par eux-mêmes. Il utilise souvent des techniques d’immersion et de confrontation sans expliquer son choix.  Ces techniques utilisées avec un état d’esprit calme et neutre peuvent parfois régler la situation avec certain chien mais elles peuvent aussi augmenter le problème ou même causer de nouveaux problèmes à plusieurs autres chiens. Ce qui est regrettable avec la popularité de cette émission c’est que les gens vont reproduire ces techniques avec un état d’esprit énervé et en colère.  Dans ces cas là le chien percevra la méthode comme une agression ce qui n’aidera en rien la problématique.  Si votre animal vit un état de stress ou d’angoisse et que vous le forcer à faire quelque chose, je crois sincèrement que vous risquez simplement d’augmenter son état d’anxiété. Toutes les techniques utilisant la désensibilisation sont longues et demandent de la pratique et de la volonté.  Il est impossible de réussir une désensibilisation en 30 minutes, le processus exige plusieurs mois de travail et de répétitions.

Mais soyez rassuré, je ne crois pas que Cesar est mal intentionné.  Je pense qu’il utilise ces méthodes parce qu’il croit sincèrement que c’est la meilleure chose à faire selon la situation. Il faut aussi prendre en considération qu’il travaille dans la plupart du temps avec des chiens très réactifs ou zone rouge comme il les appels. Je crois que sa philosophie de base, est excellente.  Il enseigne aux gens d’avoir un état d’esprit calme et de rester neutre dans leurs interventions avec le chien.  D’offrir aux chiens des moyens de dépenser son énergie à chaque jour, de l’importance de l’exercice pour le chien, de la discipline et ensuite de l’affection. Il ne faut pas oublier qu’il a contribué à sa façon à sauver et à réhabiliter plusieurs chiens qui seraient aujourd’hui euthanasiés. Laissons à Cesar ce qui appartient à Cesar.

Le fait de rencontrer des spécialistes et de les inviter à collaborer à son nouveau livre démontre qu’il veut s’améliorer et en apprendre d’avantage…Si Cesar peut améliorer ses méthodes et les rendre plus positives c’est merveilleux. Tout le monde peut évoluer, il s’agit juste de le vouloir. La saga Cesar Milan est à suivre!

Kathleen Desrosiers, Technicienne en santé animale

L’hyperattachement

Mise en situation
«Je ne comprends pas. Parfois mon chien Socrate se comporte très bien pendant mes absences et parfois je retrouve des dégâts un peu partout dans l’appartement. L’autre jour, il avait fait des selles molles dans le salon, ainsi qu’au sous-sol. Sans compter que la voisine l’a entendu japper pendant quelque temps. Je ne comprends pas pourquoi un jour il se comporte comme un grand, et qu’à mon arrivée tout est impeccable, et que l’autre jour c’est tout le contraire ».

Pourquoi?
À première vue, nous pourrions penser que « Socrate » présente des signes reliés à un état d’hyperattachement. « Socrate » a de la difficulté à trouver un équilibre lorsque tout le monde est parti, lorsqu’il se retrouve seul à la maison.
C’est ainsi que certains propriétaires pourront retrouver la mousse des divans un peu partout sur le plancher du salon, des bas, pantoufles déchiquetées à leur retour à la maison.

Dans le cas d’hyperattachement le chien ne fait pas des dégâts chaque fois que les propriétaires s’absentent, comme dans le cas de l’anxiété de séparation. Il peut y avoir des périodes où le chien ne fait aucun dégât. « En dehors de toute circonstance stressante, l’individu peut ne rien exprimer, mais de manière aléatoire pour le propriétaire, des dégâts ou des vocalises peuvent intervenir. » C. Mège, Pathologie comportementale du chien, page 103.

De plus, les mictions (pipis) ne sont pas faites contre un mobilier, comme dans les cas d’anxiété de séparation, mais bien un peu partout dans la maison. Le chien peut japper longtemps lorsque les propriétaires sont absents, seulement pendant une courte période, ou être tout simplement silencieux.

En présence d’hyperattachement, le chien est bien lorsqu’il se retrouve sur les genoux de son maître, ou de toute autre personne réconfortante de son environnement, lorsqu’il est couché sur le lit, lorsqu’il ne se retrouve pas seul… les propriétaires vont le qualifier de « pot de colle ».

Lorsqu’il ne voit personne, il n’a pas faim, les croquettes ne sont pas très bonnes, il ne mange pas. Il cherche, peut détruire, il peut même uriner, japper… dépendant de son état d’âme à ce moment précis. Parfois, il est sage, parfois, c’est le désastre.

Pourquoi moi? Pourquoi mon chien agit de la sorte?
Il peut y avoir plusieurs raisons, la nature étant ce qu’elle est, certains chiens ont hérité d’un pouvoir d’adaptation déficient causé par la génétique, et sont donc plus vulnérables tout au cours de leur vie, plus anxieux. Tout changement les perturbe. Par contre, il est certain que derrière toutes ces manifestations se cache un petit chien en détresse et nous devons l’aider. Par ces agissements, il appelle à l’aide.

Le quotidien : On sait tous que nos journées de travail sont bien remplies et que rares sont les propriétaires privilégiés qui peuvent aller au travail avec leur animal de compagnie ou encore avoir une nounou à la maison. Quant à notre ami « Socrate »… il était seul, n’avait aucun réconfort, il a pleuré on ne l’a pas entendu, …. l’inévitable est arrivé…. Il a déféqué au beau milieu du salon, a jappé pendant une heure et lorsque ses propriétaires arriveront il est certain que la voisine téléphonera… encore une fois!

Que faire? Que ce soit un problème relié à une anxiété de séparation ou à de l’ hyperattachement, car il y a beaucoup de similitudes, il est évident que les punitions ne feront qu’augmenter l’anxiété de notre compagnon.

Pourquoi? Parce que votre chien « Socrate » vit le moment présent. Il ne se rappelle plus les dégâts qu’il a faits ce matin, cet après-midi ou ce soir. D’ailleurs, à votre arrivée, il est tout excité, il saute, il aboie, halète, vous avez de la difficulté à le contrôler.

Afin d’éviter que la situation empire, que votre relation se détériore avec votre animal de compagnie, il est important de consulter, et ce, dès que vous reconnaissez ces symptômes chez votre chien.

Jessika Poupart

www.intellizoo.ca

Pour ceux qui ont des enfants!

Voici un vidéo très intéressant et surtout instructif à regarder afin d’aider à prévenir les morsures de chiens aux enfants. Sur le site de l’Univers cité du chien vous trouverez des informations sur la prévention des morsures dont un guide en ligne qui est vraiment bien fait.  Voici quelques faits pris sur leur site:

Victime

Les morsures touchent en particulier les enfants en bas âge (1 à 3 ans). Le sexe de l’enfant est un facteur de risque : les garçons sont plus souvent victimes de morsures que les filles, surtout à l’âge de la puberté.

Situations dans lesquelles se produisent les morsures

Les morsures de chiens surviennent en particulier lors de contacts usuels avec l’animal (nourriture, caresses, promenades), de situations de jeux et dans une moindre mesure lors de conflits (provocation, dérangement, blessure, punition) Point intéressant : on observe plus de morsures sur enfants au mois de mai (16,9%4) et de juillet (12,2%4) ainsi qu’à certains jours de la semaine (mercredi, samedi, dimanche), jours où l’enfant n’est pas à l’école.

Caractéristiques du chien

Le chien à l’origine de l’accident est souvent un chien connu (65,2% 3) : c’est celui de la famille, des voisins, d’amis. Le risque de morsures et plus élevé lorsque le chien est âgé ou lorsqu’il s’agit d’un jeune mâle.

Je vous invite à regarder le vidéo et à visiter leur site afin d’obtenir plus d’informations sur le sujet et ainsi d’éviter un incident malheureux.

Spot TV (vol.1) – Comment protéger ses enfants des morsures de chiens ? from Jean-Marc Zuliani on Vimeo.

Le collier étrangleur(choker), est-il vraiment nécessaire?

Hier soir je prenais ma marche avec mon pitou Dexter et j’ai croisé ma voisine qui a un petit chihuahua.  Les cheveux m’ont presque frisés sur la tête quand j’ai vu qu’il avait un choker dans le cou… Je lui ai demandé s’il y avait une raison particulière pour que son chiot chihuahua ait un choke dans le cou. Elle m’a répondu que son chiot ne revenait pas quand elle allait sur le gazon et qu’elle avait peur qu’il se sauve donc la personne qui va chez elle pour lui donner les cours de dressage lui a conseillé un collier étrangleur…Ma voisine n’y est pour rien car elle écoute les conseils d’un supposé professionnel…

Êtes-vous de ceux et celles qui croient que quand le chien n’obéit pas ça prend un choker ou des punitions pour le faire obéir? Si oui, je ne vous juge pas mais je tiens à vous informer qu’il existe d’autres façons d’éduquer un chien sans le punir. La méthode du collier étrangleur est encore beaucoup trop répandue comme méthode de dressage.  Les dresseurs qui utilisent ces méthodes sont peu enclins aux nouveautés car ils travaillent ainsi depuis plusieurs années et ne veulent pas changer leur méthode.  C’est vrai que les changements ça fait peur et que cela demande des efforts mais si c’est pour le mieux pourquoi ne pas mettre le temps nécessaire et faire des formations continues afin de se tenir au courant des nouveautés???  Ce n’est pas juste bon pour les médecins et les professeurs les formations continues.

Saviez-vous que l’entraînement au collier étrangleur est une méthode punitive? Comment voulez vous qu’un chien apprenne des commandements avec des punitions!  Est-ce que vous accepteriez que les professeurs à l’école utilisent des punitions physiques à chaque fois qu’un enfant fait une erreur?

NON bien sûr! Alors pourquoi tolérer ce comportement envers nos chiens? Les méthodes d’éducation pour les enfants ne sont plus ce qu’elles étaient dans les années 1940.  Pourquoi les méthodes d’éducation punitives sont-elles encore utilisées en 2010 pour les chiens? Vous allez me dire oui mais ça marche.  C’est certain que ça marche car le chien se dit : « Je n’ai pas le choix de l’écouter sinon il va m’étouffer».  Moi aussi j’écouterais si j’avais ce genre de collier dans le cou.  Il reste juste à vous demander si vous voulez d’un chien qui obéisse par peur et qui, lorsqu’il n’a pas son collier de chaîne dans le cou vous fait des grimasses ou si vous voulez bâtir une solide relation avec votre animal.

Le fait d’utiliser un collier étrangleur pour entraîner un chien peut lui causer plusieurs problèmes au niveau physique et psychique.  Au niveau physique il est dangereux d’endommager la trachée, le larynx et les vertèbres du cou et sur le plan psychologique il y aussi plusieurs problèmes pouvant être reliés à l’utilisation d’un tel outil comme une augmentation de l’irritabilité, de l’hyperactivité, de la dépression, de l’agressivité, des peurs irrationnelles, de l’agression redirigée, etc. Il n’est pas rare de voir un chien grogner après son maître qui vient de le choker.

Comment imaginer pouvoir dresser un chien en le punissant pour un commandement qu’il n’a pas appris.  L’apprentissage se fait par plusieurs répétitions de bons comportements.  Peut-être se demander si la cause ne serait pas tout simplement que le chien ne comprend pas bien la demande ou que le commandement n’est peut-être pas clair et constant, que le chien n’a peut-être pas assez fait de répétitions pour  l’avoir appris, qu’il n’est peut-être pas disposé à l’apprentissage( fatigue, trop excité, trop faim) que les séances d’entraînements sont peut-être trop longues, etc.

L’entraînement du chien doit être fait par de courtes périodes d’environ 5 minutes 1 à 3 fois par jour.  La durée peut varier selon l’âge, la race et le degré de concentration du chien.  Commencer par un niveau de difficulté et de distraction très bas et les augmenter graduellement au fil des jours.  Quand l’animal réussit un premier commandement 10/10, augmenter le niveau de distraction afin de généraliser le comportement.

Débuter dans la maison avec aucune distraction autour ensuite changer de pièces, augmenter le niveau distraction en allant dans la cour arrière ensuite dans la rue, dans un stationnement de centre commercial, etc.  Il ne faut surtout pas brûler les étapes.  Si un chien en bonne santé physique et mentale n’obéit pas, il faut blâmer l’entraîneur et non le chien!!!  Le chien a une très grande capacité d’apprentissage et il adore faire plaisir à l’humain.  C’est pourquoi je recommande fortement d’utiliser le renforcement positif comme méthode d’entraînement.

Le renforcement positif donne au chien la capacité de choisir ce qui augmente son niveau de confiance auprès de l’entraîneur et l’animal se sent en sécurité.  Il n’obéit pas par peur de se faire punir mais par plaisir donc il sera toujours prêt à performer et il en redemandera. En utilisant les méthodes positives, l’entraîneur est beaucoup plus calme et il a une attitude neutre ce qui contribue à bâtir un solide lien humain-chien et à éviter tout conflit inutiles. Je félicite tous ceux qui utilisent le renforcement positif avec leur chien et j’encourage les autres à lire et s’informer sur le sujet afin de voir les différentes possibilités. Il y a toujours place à l’amélioration ;-)

À suivre sur le blogue Adoptez.ca des recommandations à venir sur le choix d’un bon entraîneur ou intervenant en comportement canin ainsi qu’une série de vidéos sur une méthode d’éducation au renforcement positif.

Partie 2: La rencontre avec l’humain par Amélie Bérubé

Exercice de socialisation : La rencontre avec l’humain

Une personne approche votre chiot que vous tenez en laisse.

Le processus de socialisation avec les humains devrait avoir commencé avant même que vous fassiez l’acquisition d’un chiot, ce qui, malheureusement, n’est pas toujours le cas. De là l’importance d’acquérir votre chiot chez un éleveur consciencieux.

Le chiot doit avoir l’occasion de sympathiser avec différentes personnes (des gens de différents âges, de différents types de personnalité et de différents aspects physiques). Essayez de trouver des enfants de différents âges, des tout-petits, des enfants d’âges scolaire et des adolescents qui aimeraient faire la connaissance de votre petit chiot. Trouvez des enfants qui n’ont pas le même type de personnalité. Donnez des récompenses ou des jouets aux gens qui approchent votre chiot.

Le chiot craintif aura besoin de temps pour affronter ses peurs. Les gens qui l’approchent devront rester debout sans faire de bruit ou s’asseoir. Ils devront aussi éviter de le fixer dans les yeux ou de se pencher au-dessus de lui. Il faut laisser le chiot s’approcher d’eux à son rythme. Les personnes peuvent lui offrir des récompenses ou des jouets.

Le chiot surexcité devra être placé en laisse pour l’empêcher de sauter sur les visiteurs. Cela permettra aussi de contrôler son exubérance. Demandez aux visiteurs d’attendre aussi longtemps que nécessaire que le chiot se calme avant d’entrer en contact avec lui. Il ne faut donc pas lui parler, le regarder et le toucher lorsqu’il s’excite.

Important :

  • Si votre chiot n’est pas à son aise avec les étrangers, vous devrez travailler plus fort et y mettre du temps pour rattraper le temps perdu. Vous devrez lui présenter une nouvelle personne chaque jour et travailler avec elle jusqu’à ce qu’il l’accueille avec joie avant de passer à autre personne. N’oubliez pas que c’est le chiot qui doit aller vers la personne. Utilisez des jouets et des récompenses.
  • Gardez votre chiot en laisse pour approcher les gens surtout s’il est très excité. Cela vous permettra de mieux le contrôler et d’éviter qu’il adopte de mauvaises habitudes. Ne laissez pas votre chiot vous tirer vers les gens! Votre chiot obtiendra de l’attention seulement lorsqu’il sera calme. Assurez-vous que votre chiot fait assez d’exercice pour libérer son trop plein d’énergie.

En bref,

  • Assurez-vous que les leçons ne dépassent pas cinq minutes. Évitez de fatiguer votre chiot et il aura le goût de recommencer plus tard car il sera resté sur son appétit.
  • Terminez toujours votre petite séance sur une note positive. Au besoin, refaites un exercice que votre chiot maîtrise déjà.
  • Il est préférable de répéter souvent les exercices en y allant de plusieurs séances brèves durant la journée.
  • Augmentez graduellement la complexité des exercices et ne craignez pas de revenir en arrière et de refaire quelque chose que votre chiot connaît déjà s’il semble embrouillé.
  • Si la séance ne se déroule pas comme prévue et que votre chiot semble avoir oublié quelque chose qu’il faisait déjà correctement, terminez la séance par quelque chose de simple.

Amélie Bérubé,  www.pattedouce.com

Lui apprendre à être touché par Amélie Bérubé

Partie 1: Lui apprendre à être touché

Depuis quelques années maintenant, je travaille au clicker avec mes chiens. C’est aussi cette approche que je privilégie lorsque je donne mes cours d’éducation canine.

J’observe l’impact positif du conditionnement opérant chez mes élèves à deux et à quatre pattes : les apprentissages se font plus rapidement, les chiens sont motivés, l’attention par contact visuel se développe d’elle-même et lorsque les chiens ne comprennent pas la demande de leur guide, ils essaient tout ce qu’ils connaissent dans le but d’entendre le clic et d’obtenir la récompense ultime ! Les guides sourient et ne luttent pas avec leur chien. Ils sont calmes, patients et constants. Ils dégagent de l’assurance et entretiennent une relation basée sur la confiance avec leur chien. Les apprentissages se font en douceur, dans la joie et le plaisir d’apprendre.

Malgré cette approche fantastique, je n’ai pu me défaire d’exercices de manipulation que je conserve à mon programme d’éducation canine de base. J’entends par manipulation le fait d’accepter d’être touché partout, de différentes façons, par différentes personnes et dans diverses situations. Il est important de souligner que ces exercices sont dissociés de ceux d’obéissance (assis, couché…).

Maman de deux jeunes enfants, je préconise et je reconnais la grande importance de la manipulation et de la socialisation du chiot en ce qui concerne la prévention des morsures.

Les exercices suivant s’adressent à des chiots. Ils pourraient également être appliqués à des chiens adultes.

Exercice de manipulation : Lui apprendre à être touché

Entre nous humains, il est parfaitement normal de se toucher et de s’étreindre pour manifester notre affection. Il en est tout autrement pour les chiens. Il est cependant important d’apprendre à notre chiot à se laisser toucher pour le toiletter, le faire examiner par le vétérinaire et par souci de prévention des morsures.

Un chien confiant qui a l’habitude d’être touché, retenu et manipulé doucement sera un meilleur patient pour un vétérinaire. Il pourra être traité plus efficacement et plus rapidement. De plus, les gens qui aiment les chiens présumeront souvent que votre chien est amical et le toucheront sans vous le demander. Vous avez donc la responsabilité d’habituer votre chiot pour qu’il soit en mesure de réagir positivement à tous les gestes que des adultes et des enfants sont susceptibles de faire à son endroit.

1)     Touché de base : Le guide se place au niveau du sol son chiot à ses côtés. Il touche et caresse graduellement son chiot en commençant par son dos, à partir de sa tête jusqu’à ses pattes de devant, puis sous le ventre, sur les pattes de derrière et sur sa queue. Le guide peut parler doucement à son chiot. Si le guide détecte une région sensible, il l’examine encore plus lentement et graduellement jusqu’à ce que le chiot accepte bien le toucher. Des récompenses peuvent être offertes pour que son esprit soit occupé pendant que le guide touche des régions sensibles.

2)     Séchage à la serviette : Toujours au sol, le guide s’exerce à sécher son chiot avec une petite serviette qu’il bougera lentement au début afin qu’il ne soit pas excité et essaie de mordre la serviette. Le guide y va par étapes, laissant son chiot s’éloigner une fois qu’il a accepté quelques essuyages, puis augmenter progressivement la cadence. Si le chiot mord la serviette, le guide doit la bouger encore plus lentement et tenir le collier du chiot pendant qu’il passe la serviette sur l’extrémité arrière de son corps.

3)     L’étreinte : Le guide encore au sol près de son chiot, l’étreint en plaçant un bras sous son cou et une main sous ses fesses. Après l’avoir étreint, le guide donne une récompense ou joue avec son chiot pour qu’il apprenne à aimer l’expérience.

4)     Prendre le chiot : Toujours au sol, le guide place une main derrière les pattes avant du chiot afin de contrôler ses mouvements et soutient le chiot en posant l’autre main sous ses fesses. Si le chiot essaie de se dégager, le guide doit ralentir ses mouvements. Les pattes du chiot doivent quitter le sol mais le guide reste au niveau du sol.

Recommandations :

Si le chiot devient très excité et essaie de se dégager, s’amuse à mordre ou devient agressif lorsque vous le manipuler :

  • Ralentissez vos gestes;
  • Restez calme;
  • Ne dîtes rien;
  • Continuez de bouger lentement les mains;
  • Essayer de tenir le chiot de façon qu’il ne puisse pas se dégager et vous faire mal, mais pas trop fermement. Plus votre prise lui semblera sécuritaire, plus il se détendra. Dès qu’il sera détendu, relâchez-le pour qu’il apprenne qu’un comportement calme lui donne la liberté.

Bientôt la suite; La rencontre avec l’humain!

Amélie Bérubé,  www.pattedouce.com